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Jan. 15th, 2009

Ca Suffit. [Vaccination]

Ca va bientôt faire deux ans.

Deux ans de rêves inavoués et inavouables. Deux ans de rires, de larmes et de frissons. Deux ans de tout, de désillusions, d'espoir, de vie et d'envies de mort.

Deux ans d'amour caché aux yeux moqueurs de tous. Mais tout de même deux ans de confidences pour les plus sensibles et les plus proches.

Mais là le coeur craque, les larmes coulent et tout se fissure. Le masque du bonheur s'assombrit car j'en ai marre. Marre des rêves à ton sujet, marre des dessins et des écrits qui parlent de toi en secret. Marre des mensonges et des incertitudes.

Je voudrais lire en toi comme je lis un livre ouvert sur un chapitre simple et pourtant beau. J'aimerais connaitre et voir et même toucher le mythe que tu es devenu progressivement sous mes yeux ébahis et naifs.

Si seulement j'avais su ce qui aurait pu advenir. Toi tu montes au sommet, et moi je reste l'apprentie-écrivain, avec ses petits textes anonymes. L'écrivain qui pleure dans son coin et qui attend. Je pensais t'attendre Toi. Mais je ne peux plus, pour l'instant. C'est assez. Tu es le sang qui s'évacue de mon corps avachit, tu es le pétrole qui coule dans les profondeurs de la Terre.

Mais ça suffit.

Peut-être nous croiserons nous un jour. Et peut être alors serais-je pour toi, le calice ou même la Muse. Mais là, ça suffit. La foule t'attends et moi l'avenir et la vie me tendent les bras.

Grâçe à toi je rechute et je m'engouffre de nouveau dans l'abysse auquel j'avais échappée avec beaucoup d'ardeurs. Peut-être qu'en vomissant tout ça je vomirais l'amour que j'ai pour toi et qui ne veut plus partir. Cet amour qui me mange et m'aspire comme le pire des parasites.

Je regrette déjà tout ce que je viens d'écrire.

Je t'aime (malgré tout).


Dec. 14th, 2008

Oh Quelle Merveille!

Oct. 18th, 2008

Le Grain de Beauté Mystère.

Un jour comme les autres, alors que je réfléchissais sur la Vie, la Mort, l'Avenir. Bref sur toutes ces questions, ces devinettes, mystérieuses et insondables. Une pensée un peu plus rationelle me vint à l'esprit.

Il fallait que je m'épile d'urgence. Les aisselles et le maillot. (élégance et poésie)

Nous devisions mon Corps et moi sur la manière la plus appropriée pour nous lancer dans cette aventure.

D'un commun accord avec moi-même (c'est tellement rare), je me leva et me dirigea directement vers la salle de bain que je fermais à clefs pour ne pas être dérangée.

Le ratissage de la Fleur de Lotus (ou le fourreau à braquemart), ainsi que du reste était sacré, il ne fallait surtout pas déranger. (élégance et poésie)

Je me retrouvais bientôt nue comme une courgette s'apprétant à se faire couper en morceau, et attrappa le miroir que je posais à terre, avant de m'accroupir par dessus. (élégance et poésie!!)

J'affrontais la dure réalité, en me disant que j'étais bien humaine, et commençais à me badigeonner de crème dépilatoire. Lorsque mon regard tomba sur la région la plus au sud de mon appareil reproducteur. (élégance, finesse et poésie!)

"Mon Dieu. Un grain de beauté? Ici?!"

Quelle découverte.

"Mais, ça fait longtemps que tu es là toi?"

Glamour.

"Quelle élégance! Je ne pouvais pas rêver mieux!"

Extase. J'étais sur le cu*. (élégance, savoir-faire, poésie)

Et je me retrouvais bientôt, le boumboum joyeusement relevé, avec de la crème dépilatoire, à me parler toute seule. Ou à parler à ce magnifique grain de beauté qui ne pouvait être que de l'ordre du divin pour se situer à un endroit aussi propice aux regards inconvenants.

Autant dire que se fut une jolie redécouverte, et je me demande si Corps à d'autres surprises de ce genre en réserve.

Et je sens que ce texte restera dans les annales. (c'est le cas de le dire...)




(Pour une histoire de fesses autant aller jusqu'au bout, et merci Louve pour cette image, qui correspond très bien au contexte^^)

Oct. 11th, 2008

Regarde les étoiles.

Elle ouvrit doucement la grande fenêtre de sa chambre. Les rideaux remuèrent faiblement, lui rappellant vaguement les fantômes de son enfance. Elle reçue le vent nocturne en pleine face et, dans un soupir de bien-être, elle plongea son regard dans la nuit indécente.

Il lui semblait que celle-ci était le royaume des morts, le territoire méconnaissable et infranchissable pour les vivants. Tant mieux, car c'était à une morte en particulier qu'elle adressait ses sentiments ce soir.

Maman...

Tout comme lorsqu'elle était petite elle croyait que les nuages pouvaient être touchés du bout des doigts, elle croyait qu'une fois mort, l'âme du défunt s'en allait vers une étoile pour y vivre.

Les yeux de Malhi se plissèrent et elle vit alors plusieurs étoiles se manifester devant ses yeux larmoyants.

Maman.


Sep. 12th, 2008

(no subject)

« Je suis l’adolescent sinistre, celui qui attend son heure, ainsi posé devant la fenêtre de sa chambre. Je suis le prince déchu de son titre d’enfant, l’ange chassé de son innocence. Je suis celui qui n’a rien demandé, celui que l’on a jeté au monde, celui que l’on a éjecté du ventre rassurant et chaleureux pour affronté le froid inhérent du monde. »



Sep. 9th, 2008

Adagio For Strings, Barber

Cela avait commencé doucement. Avec le bruit créatif et affectif des violons. Par le frottement mélancolique de l'archet sur les cordes. Par la longue agonie de l'instrument, qui se répétait, encore encore et encore. Et puis soudain, ce fut comme si le corps lui-même se fit violon. Il se fit violence à la montée sans fin dans les aigus, tandis que la tristesse elle-même se mua en une voix de tenor dans le coeur. Sa montait, montait. Aussi inéluctable que la vie et la mort. Puis, après la lente agonie des instruments, le calme reprit place.

(écrit il y a quelques semaines auparavant)

Et le Phénix avait de plus en plus honte de ce qu'il écrivait, de son manque de pudeur.


May. 26th, 2008

Extrait.

Dans la lumière de la nuit.


« Ce titre a un avant goût de roman, un roman à l’histoire utopique et qui ne survient qu’une fois dans une vie d’homme. » pensa-t-elle alors qu’elle tapait à toute vitesse les mots.

[...]

Partie I :

Lorsque je fis mes premiers pas hors de ma famille d’accueil, se fut pour observer le monde tel que l’on me l’avait toujours caché. Atypique et coloré. Savoureux mais tout aussi angoissant dans ses insaisissables nuances. Un monde d’être humains douloureux et tellement descriptif pour les yeux d’une fillette de neuf ans.

Ce n’était qu’une simple promenade avec Louise afin d’aller chercher le repas du midi au marché quotidien du samedi. C’était la première fois que je mettais les pieds hors de la chaleur étouffante mais si rassurante de ma chambre. Et depuis ce jour, je ne me disais plus qu’une seule chose : je ne vivrais pour rien d’autre. Je vivrais pour ça, ce monde et ses occupants, et ce soleil éclatant réchauffant le béton gelé de la nuit.

Ma vie n’a rien d’exceptionnelle, cependant elle trouve sa singularité dans sa durée. On me l’a dit dés que je fus en âge de comprendre. Ma vie sera courte, car mon corps n’est pas endurant. C’était la seule chose que je savais parce que Louise me disait trop jeune pour connaître toute la vérité que certains avait du mal à avaler. Je ne pourrais traduire les sentiments qui me prirent à cela, de savoir que je ne vivrais pas suffisamment pour pouvoir faire des enfants. Toutefois l’innocence de l’enfance fait que la pire des douleurs peut être atténuée et ainsi permettre de commencer à vivre vraiment jusqu’au bout.

Mon enfance ce fut ça. A partir de neuf ans, les promenades et les cours à la maison. La solitude et la fatigue inexplicable. Les piqures et l’écriture. Les mots qui piquent l’esprit et la feuille. Je n’étais pas une mauvaise écolière, les cours dispensés à la maison faisaient que j’avais toute l’attention pour moi. Tout était plus facile ainsi et je ne ressentais jamais le besoin de me faire des amis. Louise juste avant sa mort m’expliqua que c’était sans doute ma santé qui avait forgée mon caractère solitaire et indépendant. Je n’avais besoin de personne pour vivre. J’observais néanmoins le monde qui se mouvait sous mes yeux avec un œil curieux et calme. Mes sorties avec Louise étaient pour moi de véritables expéditions que le reste de la famille n’appréciait pas beaucoup.




(image trouvée sur un autre blog)

May. 7th, 2008

Une journée comme les autres.

La jeune fille sortie précipitament de la voiture avec un long soupir à en décoiffer la tête d'un moine bouddhiste.

"Pas possible, une demi-heure de manège dans tout le parking pour trouver une place!" s'exclama-t-elle.

Elle se tourna vers l'allée centrale du gigantesque parking d'Ikea. Plusieurs voitures faisaient du "sur-place", ou s'en allaient à reculons, dieu seul sait comment dans cette fourmillière de véhicules crachottants et klaxonants.

Malhi tourna enfin son regard vers le magasin.

"Et bien! Je suis curieuse de connaître le pays d'origine du créateur de ce fourre-tout international!" jugea-t-elle en toisant le bâtiment jaune et bleu dont l'entrée était agrémentée d'un drapeau tout aussi jaune et bleu.

"Papa, nous sommes toujours en FRance, dans la Bretagne, dans le Finistère, n'est ce pas?"

"..."

"Juste comme ça."

Ils se mirent en marche, la nièce de 10 ans trottinante joyeusement tel un petit poulain cahottant et chahutant, (cahin-caha).

Elle n'était pas la seule, Malhi ouvrit ses yeux, ses oreilles, et tout le reste pour écouter les marmots râlant et se disputant:

"Maman j'veux monter sur le manège avec les chevals!"

"Maman c'est quand qu'on rentre?"

"Papa, j'ai mal aux pieds!- P'pa j'ai soif et j'ai envie de faire pipiiiii!!"

Ils attendirent que les trois autres membres de la famille les rejoignent, comptant parmi eux la petite de 3 ans. ("Mon dieu! Elle va nous faire le coup elle aussi!"). Ils entrèrent ensuite dans la journaise ikéaisque que Malhi constata bien vite dans un hoquet et un battement de sourcils à la coco-bel-oeil.

Ils virent toute sorte de personnes.

Les peureux: "Alleluja! Je vous ai ENFIN retrouvé!"

Des parents inquiets: "Tiens bien la main à maman mon poussin!"

D'autres parents pourqui c'était, malheureusement, déjà trop tard: "LE PETIT JULE ATTEND SES PARENTS A L'ACCEUIL!"

Des amoureux, inévitable et plein de romantisme dans cette France suédoise, (ou Suède finistérienne): "Bébé, tu penses quoi de ce canapé? Pour le salon, pas mal non?"- "Ouai, mais je préfère les lits... là-bas..."- "N'as-tu pas honte? Hihihi..."- "Héhéhé..."

Et les éternels impatients: "Si on doit passer 10 minutes pour faire 10 cm on a pas fini!"

Malhi pensa que vu le monde 10 cm était une moyenne très honorable. Ils se bousculaient, se machaient dessus. Les gosses s'arrêtaient toutes les 30 secondes pour essayer tous les canapés ou les lits du magasin. Les parents s'arrêtaient toutes les 10 secondes pour vérifier les prix des dits canapés ou lits.

Et Malhi se confondaient dans tout ce beau monde, déjà fatiguée par la chaleur que dégageaient les autres. De plus elle s'ennuyait. Alors en toute bonne littéraire qu'elle était, elle se hâta de vérifier si les livres ornant les meubles en ventes étaient de vrais livres.

Des vrais, et elle pensa distraitement que quelqu'un devait bien se foutre de sa gueu** en la voyant ainsi avec un livre où s'étalait des kilomètres et des centimètres de chariabia suédois.

Les livres étaient-ils en vente?!

Elle leva les yeux vers les panneaux d'indication surplombant les meubles, les cuisinières...

- Canapé BEDDINGE HAVET
- Meuble FORHOJA- série
- Cuisine GRUNDTAL- série

Elle ne se sentait nullement dépaysée.

La visite dura une heure, ou plus. Il y avait même des plantes avec des noms tout aussi étranges, mais c'était du latin cette fois-ci. Et lorsque Malhi cru qu'ils s'en étaient sorti sans dépenser de sous, sans s'énerver ou encore sans s'évanouir, ou sans perdre un des deux gosses...

"Maman! J'ai perdu mon Doudou!!" geigna la petite de 3 ans dont les yeux se firent eau et dont la bouche se fit coeur.

'Et merde...'


Apr. 11th, 2008

Les chaussures.

Aujourd'hui, j'ai été me balader dans le centre-ville afin de me dégoter une paire de chaussures à talons, les miennes ayant fait leur temps (c'est à dire deux ans). Leurs talons son usés, je suis encore plus ridicule que d'habitude quand je marche sur du pavés, et elles laissent entrer l'eau, le comble pour une paire de bottine!

Or, je n'aie pas trouvée. C'est incroyable, je crois bien que c'est la première fois que je suis autant consciente de la mode. Je suis entrée dans le premier magasin, et le choix se limitait aux ballerines et convers. Le second, ballerines et convers. Le troisième, ballerine et chaussures à talons aiguilles pour ménopausées (rangez vos révolvers les cinquantenaires et plus).

Le troisième magasin était très typique (atypique pour une ville comme la mienne), avec une jolie vitrine, une jolie vendeuse. Ca à l'air spacieux vu de l'extérieur mais une fois le pied posé à l'intérieur il semblerait que le magasin ait rétréci, et le choix des chaussures avec.

Aucune chaussures avec talons dit, comme je le dis, talons épais, le bon talons qui fait que je ne me démolierais pas la cheville en marchant sur du pavés. Il n'y a QUE des ballerines, on dirait que soudainement les femmes ont pries des centimètres en plus en l'espace de quelques mois, et que porter des talons est strictement prohibé. Ou bien ce sont toutes des apprenties danseuses, toujours prêtes pour le grand écart ou l'entrechat avec leurs jolies ballerines, vertes, roses, noires.

(j'ai des ballerines, mais c'est la croix et la banière pour tenir toute la journée dedans, j'ai le pied qui fait la tronche quand je les retire avec un looooooong râle de soulagement (jouissance?)).

Ils ont même été jusqu'à pousser le vice et ont fait des VRAIES ballerines de danseuses, avec le ruban qui vous saucissone la cheville et le bout de la chassures réellement en pointe! J'imaginais la demoiselle en jean, débardeur et qui se trémoussait comme un petit rat de l'opéra devant son mec totalement dépité.

Je suis déconcertée. Pas de chaussures pour MOI. Je me suis retrouvée comme le géant vert au pays des Schtroumphs.


Mar. 27th, 2008

Mode pour écrire.

Aller, un petit effort. Prendre le crayon avec la mine libératrice sur le papier immaculé. Et, doucement, tracer les longues arabesques, élégantes dans leur maladresse. Coucher les mots comme toi sur le matelas de tes angoisses, et faire couler l'encre comme les larmes de tes yeux. Ecrire, encore, encore et encore.

Si tu ne veux pas pleurer à cause de ta honte, alors écris. Remplis les pages de toute cette crasse immonde, de toute cette merde qui te salie davantage. Tu peux même t'insulter, t'écrire que tu n'es qu'une petite conne, le papiers et les mots te le pardonneront. Ils garderont le secret. C'est entre eux et toi, entre le cahier et ton humeur. Tu peux te sentir bafouer, frapper de plein fouer, comme une balle de fusil dans le coeur d'un animal venant tout juste de se (re)lever.

Mais le coeur est solide et la balle temporaire. Seules les cicatrices restent.

C'est comme lorsque tu vas te balader, alors que le vent glacial souffle jusqu'à t'en glacer les os. Il pourrait te rendre malade, ou te tuer, mais alors respire bien fort pour utiliser ce vent, pour avancer et vivre.


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